Le Carré français, nouveau business italien pour la « GUD connection »

|  MARINE TURCHI

Mis en examen dans l’affaire du financement du FN, Frédéric Chatillon, prestataire du parti et vieil ami de Marine Le Pen, s’est expatrié en Italie, où il diversifie ses affaires. Son bras droit vient de lancer un projet sans précédent à Rome : un lieu gastronomique et culturel « made in France » de 600 m2. Un million et demi d’euros a été investi.

Une « ambassade » du « made in France » gastronomique en plein cœur de Rome, infiltrée par l’extrême droite française. À quelques centaines de mètres du Vatican, dans le Prati, quartier très prisé de la capitale italienne, c’est un projet français sans précédent qui vient de voir le jour : 600 m2 regroupant les savoir-faire gastronomiques et artisanaux français.

L'article du Figaro paru le 23 septembre 2015.L’article du Figaro paru le 23 septembre 2015.

Le lieu, à la fois épicerie fine (boulangerie, boucherie, fromagerie, vins), bistrot et site d’expositions, sera inauguré le 8 octobre, mais il compte déjà une longue série d’articles dithyrambiques en France comme en Italie.Dans un large article, le 23 septembre, Le Figaro parle carrément de la « première ambassade gastronomique du nom ».

Tête de gondole du projet, et l’un de ses initiateurs, le boulanger Michel Galloyer, à la tête du Grenier à pain, enchaîne les interviews pour vanter cette association de cinq grands artisans français et douze partenaires fondateurs (lire sa réponse le 7 octobre dans notre « boîte noire »). Derrière, pourtant, c’est un long travail d’implantation d’un réseau d’extrême droite dans les milieux français de la boulangerie et de l’artisanat. En 2006, une nébuleuse de sociétés est mise sur pied autour de l’ancien avocat fiscaliste Philippe Péninque, conseiller officieux de Marine Le Pen, pour répondre aux besoins de communication des boulangers. Un magazine gratuit sur « l’art de vivre au parisien » est créé, distribué dans les boulangeries franciliennes, suivi de Cigale TV, des programmes télés publicitaires diffusés dans les boutiques.

À Rome, c’est un groupe d’extrême droite proche de Philippe Péninque qui est à l’origine du Carré français : celui des anciens du GUD (Groupe Union Défense). À sa tête, Frédéric Chatillon, vieil ami de Marine Le Pen, prestataire principal du Front national avec sa société de communication Riwal, et aujourd’hui mis en examen dans l’affaire des financements de campagne du FN.

Lors de l'ouverture du Carré français, à Rome, en juillet 2015.Lors de l’ouverture du Carré français, à Rome, en juillet 2015. © Facebook / Le Carré français Roma

Expatrié en Italie au moment de sa mise en cause par les juges, en 2014, Frédéric Chatillon y a d’abord créé la filiale italienne de Riwal. Il n’est pas parti seul : son ami Jildaz Mahé O’Chinal, directeur marketing de Riwal, l’a suivi. C’est lui qui a validé les statuts de Riwal Italia. Lui encore qui a créé en toute discrétion, en septembre 2014, le Groupe Carré français, dont il est le dirigeant officiel. Les deux nationalistes radicaux ont rejoint leur ami Sébastien Manificat, porte-parole français de l’organisation néofasciste CasaPound, et le président de ce mouvement, Gianluca Iannone, par ailleurs l’un des associés du restaurant « Osteria Angelino dal 1899 », devenu à Rome un des lieux d’agapes de l’extrême droite.

La société Carré français, qui porte le projet romain, est domiciliée au 23, rue Béranger, à Boulogne-Billancourt. Cette adresse est loin d’être inconnue : le propriétaire des lieux est Philippe Péninque, via une SCI, et on y retrouve plusieurs sociétés du réseau. « J’ai favorisé leur domiciliation commerciale », concède à Mediapart l’homme d’affaires.

Philippe Péninque, Frédéric Chatillon, Jildaz Mahé O’Chinal se connaissent de longue date. Ils ont dirigé à des périodes différentes le GUD, groupuscule étudiant radical. De ces années, Chatillon et Mahé O’Chinal ont gardé de solides contacts en Italie. Ils ont d’ailleurs accompagné Marine Le Pen lors de ses visites transalpines, par exemple en 2011. Quant à Péninque et O’Chinal, ils ont cofondé avec Alain Soral le mouvement Égalité et Réconciliation, en 2007.

Le Carré français, à Rome.Le Carré français, à Rome. © Facebook / Le Carré français Roma

Mais en Italie, le rôle de ce réseau dans le projet est resté secret. Dans la presse, le Carré français est présenté comme une « innovation »commerciale. Nulle mention de l’orientation politique de ses animateurs. Dans le journal italien L’Indro, Jildaz Mahé se félicite d’un « concept totalement inédit » qui doit se décliner en « un grand voyage culturel » « Dans ce coin de France à Rome, nous proposons, avec notre expertise, une expérience d’immersion totale aux Italiens, en offrant un calendrier de rencontres autour de la cuisine française. »

Un million et demi d’euros a été investi et 400 000 euros de travaux ont été réalisés. Les fondateurs aimeraient étendre le projet à d’autres grandes villes dans le monde. Mais aucune information ne filtre sur les investisseurs. « Il y a certains chiffres qui sont confidentiels, ça n’a pas vocation à être sur la place publique, car il y a plusieurs investisseurs », répond à Mediapart l’attaché de presse de Michel Galloyer. Ni Jildaz Mahé, ni Michel Galloyer n’ont répondu à nos questions, qu’ils ont pris soin de transférer à Philippe Péninque. « J’ai poussé Michel Galloyer à vous répondre, je crois qu’il ne veut pas », explique l’ancien avocat, joint par Mediapart.

Philippe Péninque affirme n’être « ni de près ni de loin associé à ce projet ». « On ne travaille pas ensemble généralement. Jildaz [Mahé] est mon ami, ce que je sais du projet c’est ce qu’il m’en dit. C’est un projet génial, ils vont bien marcher, ce sera un succès mondial. Cette fois, Jildaz a joué cartes sur table, il a prévenu son employeur de son passé, il a dit, « j’ai fait ça », « j’ai été viré de Cigale », « Marine (Le Pen) est une de mes copines mais je ne fais pas de politique ». En Italie, ils s’en foutent de ce qu’il a fait ! ».

Le logo du Carré français.Le logo du Carré français. © Facebook / Le Carré français Roma

Son ami et ancien associé, Éric Belmonte, patron des bijouteries Histoires d’Or, se souvient avoir évoqué ce projet avec lui, il y a des mois : « Il m’avait dit “oui, c’est un projet que l’on a de réunir des talents français sur des types de fabrication », qui alliait aussi bien du saucisson, de la charcuterie, du fromage, que du vin, pour exporter ces savoir-faire à l’international. Il y a un concept qui a énormément bien réussi sur ce modèle-là : Eatalie. Moi j’avais trouvé l’idée fort sympathique. »

Contacté, Frédéric Chatillon assure ne pas être partie prenante de ce projet. En novembre 2014, lorsque nous l’avions interrogé sur cette société, créée un mois plus tôt par son bras droit, il avait répondu en ignorer l’existence.« Je me cantonne à ce que je sais faire, la communication », avait-il ajouté, après avoir expliqué que « l’activité de Riwal Italia [allait] se développer en dehors de la politique ».

« C’est plus une opération de business »

Lors de l'ouverture du Carré français, à Rome, en juillet 2015.Lors de l’ouverture du Carré français, à Rome, en juillet 2015. © Facebook / Le Carré français Roma

Autre indice de la couleur politique du projet : le sommelier du Carré français est le patron de la cave parisienne Le Quinze Vins, où se retrouvent des membres d’Europe Jeunesse, mouvement scout du GRECE, une organisation d’extrême droite.

À l’initiative du Carré français, il y a aussi un certain Jean Lapoujade, qui fut pendant 24 ans le directeur général adjoint du célèbre boulanger Poilâne, et le fidèle lieutenant du patron de l’enseigne, Lionel Poilâne, décédé en 2002.

Ce détail est loin d’être anodin : à plusieurs reprises, Lionel Poilâne a été soupçonné de financer le Front national, et d’entretenir une proximité politique avec ce parti (voir le livre de la journaliste Blandine Hennion, Le Front national, l’argent et l’establishment, La Découverte, 1993). Des soupçons qu’ont toujours fermement contestés ses deux filles, héritières de l’entreprise. Lors du décès de Lionel Poilâne, National Hebdo avait pourtant rendu hommage au boulanger dans un billet intitulé : « Adieu à l’un des nôtres. » Le patron de cet hebdomadaire lié au FN affirmait avoir rencontré Lionel Poilâne et s’être « rendu compte que les idées du Front national ne lui étaient pas indifférentes, mais il souhaitait être discret ».

Si Jean Lapoujade – qui n’a pas donné suite à nos sollicitations – n’hésite pas à mettre en avant ses années d’ambassadeur du pain Poilâne, il se présente désormais comme écrivain, spécialiste de la gastronomie et du vin. Il collabore de longue date au magazineCigale. Dans le dernier numéro, il assure une chronique gastronomique intitulée « Les Papilles de la Nation ». Très implanté dans le monde de l’artisanat, il a « rencontré »Philippe Péninque « à plusieurs reprises », d’après ce dernier.

Jean Lapoujade dans le dernier numéro du magazine "Cigale".Jean Lapoujade dans le dernier numéro du magazine « Cigale ».

Une autre personnalité récurrente de Cigale est associée au projet : Gérard Desquand, le président de l’Institut national des métiers d’art (INMA) et des Grands Ateliers de France. « Jildaz [Mahé] est un ami, je l’ai connu à Cigale, il m’a demandé de développer un espace des métiers d’art et des expositions à l’étage du lieu », explique-t-il à Mediapart, en précisant que l’INMA n’est pas partenaire : « C’est plus une opération de business. »

Rien d’étonnant, car le Carré français est la continuité du projet Cigale et Cigale Digital, également installé au 23, rue Béranger. Ce magazine, qui assure la promotion de restaurants et artisans parisiens, ne laisse à première vue rien transparaître de ses accointances avec l’extrême droite.

Le dernier numéro du magazine "Cigale".Le dernier numéro du magazine « Cigale ».

Pourtant, une grande partie de la « GUD connection » a participé à Cigale, aux manettes comme dans ses colonnes. La société qui l’édite, Taliesin, a été créée par Philippe Péninque, Frédéric Chatillon, sa société Riwal, Jildaz Mahé O’Chinal, sa mère Françoise Cocault et Alain Lefebvre (un ancien militant d’extrême droite qui avait lancé Magazine Hebdo). Le magazine a longtemps été confectionné par Riwal et son directeur, jusqu’à l’année dernière, était Jildaz Mahé.

Dans la rédaction, on a vu défiler, ces derniers mois, sa mère Françoise Cocault (sous le pseudonyme de Françoise Lemoine), sa compagne Florence Lagarde, présidente de Jeanne, amie de fac de Marine Le Pen ; Sophie et Anne Loustau, respectivement femme et sœur d’Axel Loustau, l’associé de Chatillon et trésorier du micro-parti de Marine Le Pen et, il y a quelques années, Sighild Blanc, une proche de Chatillon aujourd’hui mise en examen dans l’affaire du financement du FN.

À y regarder de près, le journal a aussi assuré la promotion de certains amis de cette nébuleuse – comme le caviste Axel Rondouin, qu’on retrouve au Carré français, Mihn Tran Long, prestataire du FN à Fréjus, ou encore Thibault Nicolet, associé de Riwal et Sighild Blanc.

Aujourd’hui, le directeur de la rédaction, Alexis Sainte Marie, affirme que la page est tournée et ne veut plus « avoir à porter la culpabilité de l’engagement politique de collaborateurs tous partis et remplacés » « La société a été rachetée en 2009, lorsque Frédéric Chatillon a cédé ses parts, comme tous les membres fondateurs. Le magazineCigale Mag n’est depuis plus réalisé par l’équipe de Riwal. Quant à Jildaz Mahé, il a quitté la société en 2013. »

Pourtant, la société Taliesin compte toujours parmi ses actionnaires Alain Lefebvre, Françoise Cocault, le fonds Octans Investissements (domicilié à l’une des adresses clés de la « GUD connection ») et Christophe Collet, autre membre de ce réseau (il a notamment été associé à Olivier Duguet, un proche de Chatillon et ex-trésorier du micro-parti de Marine Le Pen). Jildaz Mahé, lui, continue de démarcher, ici et , avec son adresse mail Cigale. Quant à Philippe Péninque, il était encore présent à l’édition 2014 du trophée des trésors vivants de l’artisanat, organisé par le magazine :

Philippe Péninque (cheveux blancs, à gauche), lors de la remise du trophée "Trésors vivants de l'artisanat" organisé par Cigale.Philippe Péninque (cheveux blancs, à gauche), lors de la remise du trophée « Trésors vivants de l’artisanat » organisé par Cigale.

Outre Cigale, le terrain de jeu de cette « GUD connection » est large depuis quelques années : prestations pour le Front national (conception des « kits » de campagne des candidats, qui sont aujourd’hui au cœur de l’enquête judiciaire sur le financement du FN ; service d’ordre d’événements frontistes) ; opérations de communication et marketingpour le régime syrien (en 2008-2009), prestations pour la fondation Bardot, exploitation d’une eau de source dans les Hautes-Alpes, etc.

En juillet, une énième société a vu le jour : les Presses de France, lancées par le trésorier du micro-parti de Marine Le Pen et ami de Chatillon, Axel Loustau (lire l’article duMonde). L’objectif : remplacer Riwal, à qui la justice a interdit de travailler avec le Front national.

Boîte noire

Philippe Péninque a été joint à deux reprises, le 29 septembre et le 1er octobre. Frédéric Chatillon nous a répondu par mail – Mediapart l’avait déjà interrogé sur le sujet en novembre 2014, pour cet article dans lequel nous évoquions déjà le projet. Nous avons échangé à plusieurs reprises ces derniers mois avec Alexis Sainte Marie, le directeur deCigale.

Sollicité à plusieurs reprises, Michel Galloyer, l’un des investisseurs et boulangers de ce projet, n’a pas répondu à nos questions. Son attaché de presse nous a répondu que certains chiffres et investisseurs du projet avaient vocation à rester « confidentiels ». Sollicités, Jildaz Mahé O’Chinal n’a pas donné suite, non plus que Jean Lapoujade.

À la suite de la mise en ligne, le 1er octobre, de notre article « Le Carré français, nouveau business italien de la « GUD connection » », nous avons recu, le 7 octobre, un droit de réponse de Michel Galloyer. Nous le publions dans son intégralité, ainsi que la réponse de Mediapart, sous l’onglet « Prolonger »

(ici à la suite)

À la suite de la mise en ligne, le 1er octobre, de notre article « Le Carré français, nouveau business italien de la « GUD connection » », nous avons recu, le 7 octobre, un droit de réponse de Michel Galloyer. Nous le publions ci-dessous dans son intégralité, ainsi que la réponse de Mediapart.

« Monsieur le Directeur de la Publication,

En vertu des dispositions de l’article 6 IV de la loi du 21juin 2004 n°2004-575, à la suite de la publication le 1er octobre 2015 d’un article intitulé «Le Carré français, nouveau business italien pour la «GUD connection » (écrit) sur le site MEDIAPART et dont l’auteur est Madame Marine TURCHI, article accessible dans son intégralité aux abonnés de MEDIAPART, je souhaite exercer mon droit de réponse eu égard aux passages suivants de cet article:

«Le Carré français, nouveau business italien pour la «GUD connection »

«Une «ambassade» du «made in France » gastronomique en plein coeur de Rome, infiltrée par l’extrême droite. »

«Tête de gondole du projet, le boulanger Michel Galloyer, à la tête du Grenier à pain enchaîne les interviews pour vanter cette association de cinq grands artisans français et douze partenaires fondateurs. Derrière, pourtant, c’est un long travail d’implantation d’un réseau d’extrême droite dans les milieux français de la boulangerie et de l’artisanat. »

«A Rome, c’est un groupe d’extrême droite proche de Philippe Péninque qui est à l’origine du Carré français : la bande d’anciens du GUD (Groupe Union Défense). A sa tête, Frédéric Chatillon, vieil ami de Marine Le Pen, prestataire principal du Front national avec sa société de communication Riwal, et aujourd’hui mis en examen dans l’affaire des financements de campagne du FN.»

«Mais en Italie, le rôle de ce réseau dans le projet est resté secret. Dans la presse, le Carré français est présenté comme une «innovation» commerciale. Nulle mention de l’orientation politique de ses animateurs»

«Mais aucune information ne filtre sur les investisseurs. Ni Jildaz Mahé, ni Michel Galloyer n’ont répondu à nos questions. «Il y a certains chiffres qui sont confidentiels, çà n’a pas vocation à être sur la place publique, car il y a plusieurs investisseurs », répond à Mediapart l’attaché de presse de Michel Galloyer. »

J’entends ainsi solliciter auprès de vous la publication de la réponse suivante:

«A la suite de la publication le 1er octobre 2015 de l’article intitulé «Le Carré français, nouveau business italien pour la «GUD connection » », je souhaite exercer mon droit de réponse ainsi qu’il suit.

Je suis le créateur du concept et l’organisateur de cette opération et non «la tête de gondole de ce projet» dont l’unique objet est de faire connaître la richesse de la gastronomie française, sans aucune couleur politique.

Je ne connais pas Monsieur Frédéric Châtillon et a fortiori il ne participe ni de près ni de loin à ce projet.

Monsieur Philippe Péninque n’est ni salarié ni associé au sein du Carré français.

Monsieur Mahé, salarié dirigeant, n’a jamais manifesté ni exprimé aucune de ses préférences politiques dans l’exercice de son travail.

Je tiens, à toutes fins, à préciser, que mes convictions philosophiques et humanistes sont à des années lumières de l’extrême droite.

Michel GALLOYER»

 

La réponse de Mediapart:

Nous déplorons que Michel Galloyer, sollicité à maintes reprises pour cet article, par téléphone et par email, n’ait pas souhaité nous répondre et ait préféré transférer notre liste de questions à Jildaz Mahé O’Chinal et Philippe Péninque, comme celui-ci nous l’a affirmé le 1er octobre, ajoutant: « J’ai poussé Michel Galloyer à vous répondre, je crois qu’il ne veut pas ».

Dans cet article, nous ne minorons pas le rôle de M. Galloyer dans le projet « Carré français »: dès le troisième paragraphe nous écrivons qu’il est la « tête de gondole du projet » et « l’un de ses initiateurs ».

Dans cette enquête, nous mettons en lumière le parcours du dirigeant du « Carré français », Jildaz Mahé O’Chinal. Nous expliquons notamment que M. Mahé O’Chinal, ancien du du Groupe Union Défense (GUD), groupuscule étudiant d’extrême droite radicale, est un proche de Marine Le Pen (qu’il a accompagnée dans certaines de ses visites en Italie) et un ami et collègue de Frédéric Chatillon, ex-président du GUD et prestataire principal du FN avec sa société Riwal. Selon Philippe Péninque, M. Mahé O’Chinal a fait état de ses opinions politiques pour « jouer cartes sur table » dans ce projet de « Carré français »: « Il a prévenu son employeur de son passé, il a dit, « j’ai fait ça », « j’ai été viré de Cigale », « Marine (Le Pen) est une de mes copines mais je ne fais pas de politique ». En Italie, ils s’en foutent de ce qu’il a fait ! ».

Dans cet article, nous relevons également que la société Groupe Carré français est domiciliée au 23 rue Béranger, à Boulogne-Billancourt, un immeuble qui appartient, via une SCI, à Philippe Péninque, ancien avocat fiscaliste et proche de Marine Le Pen.

 

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