L’appli contraceptive pro-vie

Facebook ciblant toujours aussi bien son panel d’hypothétiques consommateurs, quoiqu’à mon avis la présence d’ovaires quasi certaines dans mon bas ventre, supposée par le féminin qui suit la mention sexe, suffit à justifier cette publicité, voici l’application qui m’est suggérée :

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De nombreuses appli permettent de calculer son cycle (comme si un thermomètre dans le cul ne suffisait pas, mais soyons hitech jusqu’au bout du clito) en mettant en avant la procréation, tout en continuant pour certaines à affirmer que l’on peut maitriser aussi sa contraception de cette manière. Ma grand-mère se rappelle, encore émue, de cette méthode contraceptive en me racontant chacun de 6 accouchements. Ma mère l’est beaucoup moins à l’évocation des aiguilles à tricoter qui auraient pu lui offrir une contraception définitive, avant l’arrivée, enfin, de la pilule, c’est-à-dire d’un vrai moyen contraceptif.

A l’époque l’église déjà s’y opposait, mais attention c’était pour protéger les femmes, car non fécondes elles devenaient une proie pour ces hommes si prompts à satisfaire leurs besoins, même de force, le viol n’existait de toutes façons, pas. C’était juste après le moyen âge, il y a une quarantaine d’années.

Aujourd’hui c’est donc sympto free (parce que sinon contre une petite fortune 298,00 CHF vous pouvez avoir une full version avec encore plus de merde dedans et un gourou personnel) que je peux télécharger sur mon I appareil, pour gérer ma chatte en 2.0.

Les choses sont claires dés le début : la pilule tue.

Ca le serait même d’autant plus, si j’étais à peine adolescente, mal, voir pas du tout informée, sans interlocuteur fiable auquel m’adresser.

J’ai largement dépassée de quelques longueurs mon adolescence, et je suis une salope revendiquée, donc je clique sur le site des développeurs.

O joie, ô bonheur de faire connaissance avec Christine Bourgeois, « conseillère en cycle féminin » (si) « a pratiqué la méthode sympto-thermique pendant plus de vingt ans ; mère de trois enfants. » (si ça c’est pas la preuve que ça fonctionne) et Harri Wettstein « spécialiste du jeûne de longue durée, aperçoit dans le développement de l’écologie sexuelle avec tout ce qu’elle implique une tâche primordiale pour l’avenir de l’homme. » (ouais, moi non plus je comprends rien à part qu’il y a pas que la nouille qu’il aime se branler.)

Y’a un super jeu sur le site symptomescouilles.ch, avec du rose et des petits coeurs, totalement innocent et pas du tout dangereux, à moins que ce soit l’inverse.

Je suis cette adolescente pas encore salope et j’ai rencontré Diego. Il est parti après notre premier rapport avec des potes et je suis hyper fâchée mais à la question si je dois mettre une capote pour notre prochain rapport (o_O) je dois répondre « non », sinon les adultes responsables qui ont conçu ce jeu objectif et sain, m’expliquent que c’est « débile », que Diego va « se lasser » et se casser pour coucher avec une autre nana qui couche sans capote. Parce que je suis une grosse bouffonne pudibonde et que j’ai qu’à me soumettre à la totale volonté du mâle dominant que je devrais remercier tous les jours de daigner me sauterUntitled 2Là j’ai plus envie de rire.

Consulter un pro-vie avant un médecin, un des autres conseils délivré par le « jeu » :

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Je n’ai même pas encore installé l’appli, si bien conseillée par facebook en fait.

A suivre.

 

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