La France Orange mécanique : le vrai parcours de «Laurent Obertone»

Médiapart, | Par Stéphane Alliès et Louise Fessard et Jérôme Hourdeaux et Marine Turchi

 

Invitée sur le plateau de « Des paroles et des actes » sur France 2 le 21 février, Marine Le Pen a de nouveau brandi le livre La France Orange mécanique, de Laurent Obertone, dont elle avait déjà assuré la promotion sur le site du Front national. La formule de Xavier Raufer qui y dénonce l’« ensauvagement d’une nation » semble avoir fait mouche auprès de la présidente du FN, qui répètel’expression à chacune de ses apparitions médiatiques.

Mais qui est Laurent Obertone, l’auteur de ce livre ? Questionné sur son choix d’écrire sous pseudonyme par Guillaume Erner sur France Inter, le jeune homme explique qu’il ne « veut pas mêler (sa) famille à (son) travail » et qu’il aurait reçu des « menaces à la suite de la parution de ce livre ». « On m’a proposé une protection policière », affirme-t-il. Impossible à vérifier, puisque la direction générale de la police nationale a pour habitude de ne « jamais donner ce type d’information, pour des raisons de sécurité ».

Présenté par son éditeur comme un journaliste de 28 ans, « honnête et sérieux », auteur d'un livre « qui n'est pas politisé », Laurent Obertone est diplômé de l’école supérieure de journalisme (ESJ) de Lille, dans la filière Presse hebdomadaire régionale. Il y a connu une « scolarité sans couac », nous assure-t-on à la direction de l'école, où on dit avoir le souvenir de « quelqu'un qui écrivait plutôt bien, pas facho, plutôt catho tradi ». Et où on explique qu'Obertone a demandé à ce que ne soit pas divulgué son vrai nom. « Il nous a dit qu'il nous en tiendrait pénalement responsable. Et le soir même, il était en conférence à la librairie du Furet du Nord. C'est un peu bizarre comme anonymat… » Le message a aussi été passé aux camarades de sa promotion de taire son vrai nom.

Laurent Obertone dans le trombinoscope de l'ESJLaurent Obertone dans le trombinoscope de l'ESJ

Car après recherche dans les trombinoscopes de l'école de ces dernières années (envoyés à tous les adhérents de l'association des anciens de l'école), puis enquête dans les méandres du web, le jeune homme se révèle en fait être un blogueur star de la réacosphère. Un blogueur qui n'a jamais lâché son premier pseudonyme, « l'Ubiquiste », qui apparaît dès mai 2008 sur la toile (sur le site participatif come4news) jusqu'en décembre de la même année. Au menu de cette page, six articles dont « Obama-le-métis ou le triomphe de la bêtise », ou « Lettre ouverte aux détracteurs invétérés de Jean-Marie Le Pen » (voir capture d'écran ci-dessous).

En novembre 2008, Obertone crée également dans le cadre d'un exercice d'école un blog sur la plateforme de 20minutes.fr, destiné à écrire des articles web, avec des vidéos et des liens. Chacun choisit librement son thème. Celui d'Obertone est intitulé « le blog de l'Ubiquiste », et annonce à sa création vouloir s'intéresser « à la part marginale et oubliée de la littérature française. Autant d'auteurs maudits et d'ouvrages licencieux à redécouvrir ».

Avant de promettre qu'« une large place sera consacrée à la langue française en elle-même, tant littéraire qu'orale. À son actualité. À sa déréliction? ». Mais au bout du compte, ce blog – depuis supprimé mais dont on parvient à retrouver les archives – ne tiendra que jusqu'en février 2009. Son contenu est globalement anodin, même si la couverture d'une manifestation contre le sida à Ronchin, le 3 décembre 2008, interroge :

« “Il s’agit aussi de manifester notre solidarité à l’encontre des sidaïques”, affirme Laurent, organisateur. À l’image de Maxence, collégien, l’on peut s’interroger sur la pertinence de la méthode vis-à-vis d’une pandémie “qui touche surtout des pays où l’on ne fait pas grand-chose pour l’éviter”. Les collégiens s’esclaffent, visiblement ravis de cette journée. Ce qu’ils savent du sida ? “Tout le monde peut l’attraper, il faut se protéger”, répond Marine, bonne élève. “Les homosexuels surtout”, lance Kader en déclenchant l’hilarité générale.
La jeunesse ne dramatise pas. Un organisateur soupire et semble penser : Ah, si elle savait… »

Mais c'est en octobre 2008 qu'Obertone crée un autre blog à la durée de vie bien supérieure. Nommé cette fois-ci « le Pélicastre jouisseur, le blog de l'ubiquiste », il va rapidement être repéré dans la blogosphère d’extrême droite, qui se délecte de ses « saillies au vitriol ». Dans la réacosphère, il est souvent cité comme « le pélicastre ». Dans les commentaires, il signe « l'Ubiquiste ». Sur le web, où manifestement le ménage a été fait pour faire disparaître toute trace, il est quasiment impossible de retrouver ce blog, qui fut pourtant une référence trois années durant.

Une version html du blog du Pélicastre jouisseurUne version html du blog du Pélicastre jouisseur
L'avatar de l'Ubiquiste, la photo d'un pélican, que l'on retrouve dans les commentaires d'autres blogs de la fachosphèreL'avatar de l'Ubiquiste, la photo d'un pélican, que l'on retrouve dans les commentaires d'autres blogs de la fachosphère

Contacté le 25 février, son éditeur dit ne pas être au courant. « Nous n'avons pas connaissance d'une quelconque activité de Laurent Obertone sous un autre pseudo, affirme Simon Riaux. Il n'a jamais été question de ça. Et j'avoue que je l'imagine très difficilement. » De son côté, Laurent Obertone nie farouchement et affirme qu'il ne connaissait pas le blog du Pélicastre jouisseur jusqu'à notre coup de fil à son éditeur. « Il doit y avoir une erreur, je n'ai pas d'ancien blog », affirme-t-il. Une affirmation  étrange, pour qui indique comme loisirs dans le trombinoscope de l'ESJ l'« écriture (romans, nouvelles, blogs) ».

Pourquoi cette dénégation, alors que plusieurs anciens de l'ESJ nous ont pourtant confirmé avec certitude, mais sous couvert de l'anonymat, qu'il était bien l'auteur de ce blog ? « Quand on l'a su, il ne se cachait pas réellement », dit une ancienne camarade, qui se rappelle aussi avoir assisté à une discussion avec plusieurs personnes parfaitement au courant de l'existence du lien entre le Pélicastre et le futur Laurent Obertone, un an après l'école, lors d'une soirée des 15 ans de la filière PHR.

Pour autant, ils sont aussi un certain nombre de la promotion à avoir refusé de nous répondre, ou à nous avoir raccroché au nez au bout de quelques instants. Car même caché du grand public, le contenu du blog du Pélicastre indique assez nettement d'où parle aujourd'hui Laurent Obertone.

Auteur d'un « Manifeste nauséabond »

« Le Pélicastre est un blogueur assez actif dans la réacosphère depuis trois ans, explique le sociologue Yannick Cahuzac, qui étudie les stratégies de l’extrême droite sur Internet (lire notre “Boîte noire”). Il n’affiche pas de soutien à un parti mais appartient au courant islamophobe et navigue entre la “galaxie fdesouche” et la fraction jeune de la réacosphère. Il est repris sur des sites comme “No country for white men”, “In-nocence” de l’écrivain Renaud Camus, sur le blog de Didier Goux mais aussi “Amiral Woland”, “Fromage Plus” ou “French Carcan”, qui, à travers un discours jeune et subversif, défendent un discours antimoderniste qui peut se révéler extrêmement réactionnaire. Sur “Fdesouche”, on retrouve beaucoup de commentaires renvoyant vers son blog. »

À l’été 2012, alors que l’éditeur Ring, tout juste créé, fourbit déjà depuis quelques mois le plan média du futur livre de Laurent Obertone, La France Orange mécanique, le blog du Pélicastre a été fermé au grand public. « Le blog entre officiellement dans une période de transition, explique un message écrit. Quelque chose se prépare, quelque chose qui interviendra probablement dans les prochaines semaines, au pire dans les prochains mois. Nous y travaillons, je n'en dirai pas plus pour l'instant. » Seuls les internautes “invités” y ont désormais accès.

Pourquoi une telle précaution ? Les habitués du Pélicastre ont leur petite idée. « Je pense qu’il était important pour LO, maintenant qu’il est invité sur les plateaux télé et qu’il a réussi à faire parler de son livre dans les médias traditionnels, de ne pas apparaître associés aux commentateurs de son blog », explique l’un d’eux sur le blog de l’Amiral Woland.

« S’il n’avait pas fait disparaître ces commentaires, il n’aurait pas fallu quelques jours à un journaliste quelconque pour déterrer son blog, et détruire en quelques secondes la légitimité qu’il a réussi à donner à son livre : regardez, il tient un blog raciste, antisémite, négationniste, etc. », développe-t-il.

En quelques mots, voilà le plan communication de l’éditeur Ring, consistant à dédiaboliser Laurent Obertone et ses thèses liant délinquance et immigration, à terre. Malgré la fermeture du blog de Laurent Obertone, les quelques reprises de ses textes sur internet, et les commentaires trouvés à son propos sur les autres sites de la réacosphère, ne laissent aucun doute sur son contenu. Ses thèmes de prédilection en vrac : le péril immigré qui mènera notre civilisation à sa perte, les Noirs qui ont une « intelligence limitée », les homosexuels qui se « comportent eux aussi comme des animaux », les logements sociaux et «l’invasion de cloportes qui vont avec », ainsi que l’égalité homme-femme. 

« On ne peut donc plus dire que “trop d’immigrés posent des problèmes” sans être raciste », regrette le Pélicastre, alias Laurent Obertone, dans un billet du 21 décembre 2010, intitulé « L’antiracisme, c’était mieux avant ? ». L'auteur y prend la défense de Brice Hortefeux, Bruno Mégret et Éric Zemmour, tous trois condamnés pour des propos racistes (respectivement pour « injure raciale »,  « provocation à la haine raciale » et « complicité de provocation à la haine raciale »).

Dans un précédent billet, il était encore plus explicite : « Racistes ? N’importe quel pays aurait déjà lynché et foutu dehors tout ce beau monde, quand les Français se contentent de voter puant, mais pas trop, de temps en temps. » Tout comme Laurent Obertone qui lui consacre un chapitre entier de son livre, le Pélicastre a un gros problème avec l’« antiracisme », qu’il considère comme « la question finale », « parce que c’est d’elle que vient l’irréversible de notre perte, le chaos sur Terre ».

« Aujourd’hui, l’antiracisme force à tout accepter, développe-t-il dans ce billet datant du 11 mars 2010. Parmi toutes ces couleuvres à avaler chaque jour, assaisonnées de moraline et de concepts vides, la question raciale est aussi évidente et indigeste qu’un anaconda, Le schéma est simple, les races n’existent pas, donc vous n’avez aucune raison de rejeter ces gens. Aucune. Et quand bien même, s'il vous venait l’idée folle d’en trouver, nous vous le ferions payer cher. La Question, pénalisée, est synonyme de mort sociale. » Il poursuit : « La volonté du progressisme, avouée, est de submerger les Blancs occidentaux (…) sous un torrent migratoire. Il faut toujours aller plus loin, il faut pousser au mélange, au métissage. Chaque année qui passe est une année gagnée pour le progressisme. »

« La seule chose à faire est de rejeter en masse tous ces gens, écrit encore le Pélicastre, alias Laurent Obertone, dans un extrait repris par le blog Nihilisme romantique. Il n’y a rien à savoir, rien à apprendre, rien à partager. (…) C’est cette unique question là qu’il faut poser. Et il faut y répondre, le plus tôt sera le mieux. Pourquoi s’emmerder avec des gens dont la présence est insupportable ? » Dans un autre billet, Laurent Obertone fait cette fois l’« éloge de l’apartheid ».

Le blog du Pélicastre apparaît dans un rapport du Mrap de 2009 consacré à « Internet : enjeu de la lutte contre le racisme », non pour les billets de l'auteur, mais un commentaire posté par un autre blogueur de la réacosphère. 

On trouve aussi une autre trace de l'Ubiquiste. En février 2011, est ainsi publié en autoédition un livre intitulé Manifeste nauséabond. Là encore, Laurent Obertone nie être l'auteur de ce manifeste, soigneusement tu lors des passages télé ou radio pour la promotion de La France Orange mécanique. « La France Orange mécanique est mon premier livre », dit-il.

Son pitch sur le site PriceMinister.com est assez explicite. Il s’agit de placer « le lecteur face à ses responsabilités, en lui proposant une unique et douloureuse solution pour sauver sa civilisation ». Ce livre « signe le retour de la lancinante question raciale dans le débat de la réaction contre le progressisme et, finalement, de la vie contre la mort ».

Le livre est épuisé mais Didier Goux en fait le résumé sur son blog : « Dans son Manifeste nauséabond, que je suis en train de terminer, le Pélicastre jouisseur (qui signe son livre L'Ubiquiste) pose clairement comme avérée non seulement l'existence des races (qui me paraît en effet aller de soi) mais également leurs inégalités, ce qui est beaucoup plus sulfureux. »

Juifs, homos, femmes

Car les fidèles du Pélicastre ne se voilent pas la face et parlent ouvertement de « racialisme » voire de « racisme » à propos de leur blogueur préféré. « Ce que je crois des théories racialistes, c’est uniquement ce que j’en ai lu sous la plume de Chute Finale ou du Pélicastre, ainsi que certains textes propagés par Pakounta »indique un blogueur, qui précise avoir acheté « le livre de Pélicastre », sous le titre « Confession d’un racialiste réticent ». Un fan de la première heure dit lui s'être fatigué de « son outrance racialiste obsessionnelle ».

« Tu devrais monter un front commun avec le Pélicastre : Pour un racisme décomplexé, racisme total ou la mort, ce genre de truc, ça aurait de la gueule »plaisante un blogueur sur un autre blog, « certifié réacosphère », comme l’affiche fièrement son bandeau. « Que reprochez-vous au Pélicastre, par exemple ? Son racisme, ou le fait de l’intellectualiser ? » lui répond son interlocuteur.

L’antisémitisme n’est jamais très loin non plus, quand Laurent Obertone, alias Le Pélicastre, dénonce la trop grande importance médiatique donnée aux agressions contre des juifs. « Le 2 juin 2012, trois juifs ont été agressés. Plus de 300 articles à ce sujet ont été publiés le lendemain par la presse en ligne, écrit-il dans un billet signalé par le blog L’Observatoire de la moisisphèreLe Premier ministre a condamné, comme le patron de l’UMP. Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a dénoncé une attaque contre la République, et a aussitôt organisé une réunion pour parler de ce sujet central (avec toutes les associations juives), et a tenu à rassurer en personne la “communauté”, en annonçant des mesures particulières la concernant (renforcer la sécurité aux abords des écoles et des lieux de culte). À part ça, selon les enquêtes de victimisation, 28 500 Français ont été agressés le même jour. »

Laurent Obertone tient exactement le même raisonnement dans son livre La France Orange mécanique. « Pour le service de protection de la communauté juive, sans doute très neutre, 389 actes antisémites ont été commis en 2011, y écrit-il. On estime que 600 000 juifs vivent en France. Les actes antisémites concernent donc 0,06 % des juifs. » 

Il fait ensuite le même calcul pour les musulmans puis pour les homosexuels, puis compare avec les 450 000 personnes victimes de violence physique en France chaque année, soit « 0,7 % des Français ». « Peut-on en déduire que les gens n'appartenant à aucune communauté sont 200 fois plus agressés que les musulmans, 100 fois plus que les homosexuels et 20 fois plus que les juifs ? » demande-t-il.

Il y en a aussi pour, ou plutôt contre, les homosexuels et les transsexuels, puisque Laurent Obertone mélange les deux catégories. Il déplore ainsi que le transsexualisme ne soit « bientôt plus considéré par la France comme une maladie mentale ». Pour lui, « un palier de plus est franchi sur la feuille de route qui mène fatalement jusqu’au tabou de l’inceste » et « la réhabilitation de la pédophilie sans doute ». 

Quant aux femmes, elles ne sont pas épargnées non plus. Ainsi quand le programme du PS pour la présidentielle prévoyait d’établir une égalité salariale entre hommes et femmes, Obertone/le Pélicastre écrit : « On ne se demande même pas si les compétences égales existent ou peuvent exister : on les obligeLes différences intellectuelles et comportementales ? On s’en tape : faut tout aligner. » 

En 2010, le magazine Le Ring, futur éditeur de La France Orange mécaniquecritiquait lui-même cette réacosphère obnubilée par l’immigration, en y incluant le blog du Pélicastre. « On s’attend – en théorie – à des conversations éclairées sur Maistre, Rivarol, Péguy, peut-être même Guénon, sur quelques ronchons plus récents, sur la messe en latin, sur l’articulation entre tradition et innovation, les conditions d’une République réactionnaire, la valeur des idées politiques de Bonaparte », écrivait Pierre Schneider, chroniqueur maison. 

« En pratique et sur certains d'entre eux, et ce malgré la présence parallèle d'excellents billets et de plumes talentueuses, on lit trop souvent l'irrépressible envie d’écrire sur plusieurs pages bicot nègre crouille bamboula raton youpin bougnoule et j’en oublie certainement, regrette Pierre Schneider. C’est l'obsession de certains et c’est trop souvent le seul problème jugé digne d’intérêt : l’immigration en France, fixée dans la figure de ses racailles. »

Il poursuit : « On rapporte voluptueusement les agressions de “Français de souche” par des Sénégalais, on recopie en boucle ces photos de blancs en train de se faire tabasser par des casseurs en queue d’une manifestation, et, toutes les fois que c’est Mamadou plutôt que Raymond qui est impliqué dans un fait divers, on mentionne son nom. En guise de trou normand, on fait un petit couplet sur le dernier happening d’Act up devant une église et c’est reparti pour un tour. »

Mais ça, c'était avant que le Pélicastre soit devenu Laurent Obertone.

 

Boîte noire :

Nous avons choisi de ne pas donner le vrai nom de Laurent Obertone, qui a droit au respect de sa vie privée. Ce qui n'empêche pas de dévoiler son parcours au nom de l'honnêteté intellectuelle.

On peut lire sa réponse à notre premier article de décryptage de son livre sur le site Atlantico. À part sur le droit de cuissage, qui, comme nous l'avaient signalé plusieurs lecteurs, relève en effet du mythe, Mediapart ne retire rien à ce premier article.

Yannick Cahuzac est sociologue, il travaille sur les stratégies de l'extrême droite sur Internet et vient d'achever, avec le politologue Stéphane François, un article sur les stratégies de communication des identitaires, à paraître dans la revue Question de communication.

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