De la viande sous antivol… Arrêtez-la, je veux descendre !

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Comme une chanson qui vient me trotter dans la tête :
« Où va-t-on papa, je n’sais pas mais on y va, comme dit mon tonton, plus on est d’cons plus ça se voit ! »

Georges, reviens, ils étaient cons, sont devenus fous !
Reviens leur dire que ce n’était que pour leur faire peur, que ce n’était que pour les faire réagir, pour les enrager et les désengager du chemin qu’ils avaient pris.
Ils ont oublié que la liberté ne se demande pas mais qu’elle se prend, que dans cette société de consommation, de gaspillage, d’instantané, de jetable et d’immédiat à laquelle on nous a habituée, quand quelque chose ne nous convient pas on le change. Le système ne leur convient pas ? Qu’ils changent le système !

Ils se démanchent pour satisfaire à leurs besoins vitaux pour lesquels la société ne donne d’autre alternative que d’adhérer à un système hors de notre entendement, régie par des lois qui nous condamnent à l’abnégation de notre liberté originelle. La survie de la race humaine est intrinsèque à cette adhésion. Dans nos pays industrialisés jusqu’à l’obscène, érigés sur le capitalisme, il faut gagner le privilège de la nourriture, de l’abri et de l’hygiène, déterminismes pourtant fondamentaux sans lesquels il n’est de vie humaine possible. Dés la naissance il n’y a d’autre choix que d’échanger son droit de vivre contre son temps. Ainsi la cité met des armées à sa disposition, prédestinées par le seul fait d’être en vie. La société utile valorise ceux qui se soumettent contre l’invisibilité sociale de ses autres citoyens.
Nous acceptons de vivre dans un monde où la répression prime sur la prévention.

Article de La Voix Du Nord, le 06/12/2012
Au rayon viande de ce supermarché Match de la rue de Solférino à Lille (aux halles), certains paquets attirent le regard.
Un gros antivol noir y est épinglé, sur le coin gauche. Comme les vêtements, les DVD ou les bouteilles d’alcool, ce sont désormais les pavés de boeuf Charal qui sont sous protection. Le faux-filet, à 25 euros le kilo, connaît le même sort, mais pas encore le steak hâché ou l’entrecôte (30 euros le kilo). « C’était facile d’arracher le sachet et de filer avec la viande », commente le boucher dans un haussement d’épaules.
« Les vols ça n’arrête pas, ajoute une hôtesse de caisse, et pas que de la viande. C’est tout, les yaourts, les oeufs… on ouvre la boîte de six, il n’en reste que quatre ! » Si la direction de Match (qui n’a pas répondu à nos sollicitations) y voit un moyen de réduire les vols au coeur de ce quartier populaire et étudiant, les associations d’aide aux populations défavorisées ne comprennent pas.
Sans cautionner les larcins, elles voient chaque jour des personnes sans abri ou ayant un très faible budget.
« Je ne pense pas que ce soit le moyen le plus approprié, témoigne ce bénévole de la Croix Rouge lilloise. Et après, ils vont mettre un antivol sur chaque oeuf ? Sur chaque tomate ? »

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