Marine chez les Ch’tis

Elle balaie tout sur son passage, la vague bleue Marine. La fille de Jean-Marie Le Pen n’a jamais été aussi haute dans les sondages et fait trembler les candidats à la Présidentielle française du 22 avril prochain. Une équipe de Temps Présent l’a suivie dans le nord de la France, un bastion de la gauche, où, désormais, les classes ouvrières basculent par familles entières dans le camp du Front National.

Le parti de Marine Le Pen devient le poil à gratter des partis traditionnels. Dans une France qui va mal, en pleine crise économique, sociale et identitaire, l’extrême droite séduit surtout les classes populaires : 40 % des ouvriers se disent prêts à voter pour Marine. En Lorraine et dans le Nord Pas-de-Calais, deux régions traditionnellement ouvrières où les reporters de Temps Présent se sont rendus, le Front National n’a jamais autant pénétré les esprits : « On n’a plus rien à perdre », disent les laminés de la crise.

 

En pleine campagne pour l’élection présidentielle française, Marine Le Pen n’a jamais été aussi haute dans les sondages. Le FN compte aujourd’hui entre 16 et 20 % des intentions de vote, c’est la troisième force politique du pays derrière les socialistes et l’UMP de Nicolas Sarkozy. Parmi ses électeurs, Marine Le Pen compte sur « les déçus de la gauche », des anciens « gauchos », communistes, syndicalistes, qui se tournent volontiers vers l’extrême-droite.

 

Dans des régions traditionnellement à gauche comme le Nord Pas-de-Calais, le Front National de Marine Le Pen a fait un carton aux dernières élections cantonales. En Moselle, des membres de la CGT, le syndicat historiquement communiste, ont même rejoint les rangs du FN et se présentent sur leurs listes électorales aux élections locales. Temps Présent a tourné plusieurs semaines dans ces régions industrielles afin de comprendre pourquoi ces ouvriers profondément de gauche se tournent vers l’extrême droite, pourquoi ils se laissent si facilement séduire par le discours populiste et la vague bleue, qui emporte tout sur son passage.

 

Un reportage de Emmanuelle Bressan Blondeau et Claudio Tonetti Image : Virginie Mivelaz Son : Gianni Marchesi Montage : Catherine Merglen

 

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