Fleury-Mérogis

Dans le secret de la prison de Fleury-Mérogis

Pendant plus d’un mois, les documentaristes Jacques Cotta et Pascal Martin ont recueilli les cris et les douleurs de la plus grande prison d’Europe.

En 2003, Véronique Vasseur, médecin-chef de la prison de la Santé, avait tenté d'alerter les pouvoirs publics et les Français : les conditions sanitaires qui régnaient au sein des établissements pénitentiaires français étaient désastreuses. La détresse thérapeutique des détenus avait défrayé la chronique, et un rapport parlementaire avait été ordonné. La prison de Fleury-Mérogis avait alors ouvert ses portes aux journalistes, afin que chacun puisse se rendre compte de l'état de la situation. Détenus et personnel pénitentiaire témoignaient, dans ce documentaire, de leur vie quotidienne et livraient leurs réflexions sur le système carcéral tel qu'il s'articule aujourd'hui

"Tout au long de ce tournage, nous avons eu conscience qu’une prison est un monde fermé, opaque, impénétrable pour celui qui est étranger. Et pourtant, si les caméras, parfois chahutées, n’ont pu capter qu’une partie infime de cet univers étouffant, un coin du voile est levé.

Les images (partiellement occultées pour le respect de l’identité des détenus) révèlent une réalité crue, choquante. Celle de près de 3.000 hommes qui partagent souvent à deux une cellule de 9 m2 , dans laquelle il n’y a rien ou presque pour isoler les toilettes. Tout au plus un muret. Conçu dans les années 60, cet ensemble de bâtiments disposés en étoile sur plusieurs hectares est un monstre architectural inhumain, difficilement gérable."

 

A voir aussi :

Prison de Fleury, les images interdites

Omar Dawson, Karim Bellazaar, Agnès Vahramian (narration) et Sylvie Millet, diffusé sur France 2 (Envoyé spécial du 2 avril 2009)

Certains détenus de la maison d'arrêt la plus grande d'Europe ont réussi à introduire il y a plusieurs mois une mini-caméra, afin de filmer leur quotidien. C’est le journal Le Monde qui a pu visionner et qui a révélé il y a quelques jours un extrait de ces conditions de vie. L’ensemble du film a été confié par les prisonniers à la société de production i-screen, afin que leurs réalisateurs conçoivent un documentaire sur leurs réelles conditions de détention. Selon un vidéaste-prisonnier “l'administration organise les visites et ne montre que les bâtiments en bon état […] il fallait montrer l'autre côté de la détention”.


 
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