Suicide en prison : David Rondelle

David Rondelle, 21 ans, s’est donné la mort le 18 juillet 2003, 5 jours avant son procès, en cellule du quartier disciplinaire de la maison d’arrêt de
Limoges. 

Il était suspecté d’avoir participé à un trafic de shit. Les charges pesant contre lui étaient minimes : des traces de shit sur un couteau (il fumait occasionnellement) et les accusations d’un copain (qui s’est rétracté).

Au pays des droits de l’Homme – Documentaire de Frédéric Chignac
– 2010 – 52 mn 

 

Le site dédié à David Rondelle

Suicide en prison :
l’Etat condamné

Pour le tribunal administratif de Limoges, l’Etat est « entièrement responsable » du suicide d’un jeune détenu de la maison d’arrêt de Limoges en 2003.

Nouvel Observateur 24.10.2006

Le tribunal administratif de Limoges a jugé jeudi 19 octobre l’Etat comme « entièrement responsable » du suicide par pendaison d’un détenu de 21 ans dans sa cellule de la maison d’arrêt de Limoges en 2003 et l’a condamné à verser 11.000 euros de dommages et intérêts à ses proches.
Le tribunal a suivi l’avis du commissaire du gouvernement qui avait estimé lors du procès le 5 octobre que « l’administration pénitentiaire a commis une faute, par défaut de vigilance ».
David Rondelle, placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Limoges le 27 mai 2003 dans le cadre d’une affaire de stupéfiants, s’était pendu avec son drap dans la cellule du quartier disciplinaire le 18 juillet.
Le tribunal a considéré dans sa décision que « l’Etat doit être déclaré entièrement responsable ».

Surveillance insuffisante

L' »état psychologique très fragile » du détenu, ses « envies suicidaires antérieures » à l’incarcération et le « comportement anormal et particulièrement agressif » du jeune homme auraient « dû attirer l’attention des services pénitentiaires sur les risques qu’il porte atteinte à son intégrité physique et les appeler à une particulière vigilance », a estimé le tribunal.
En outre, a souligné le tribunal, « la prise de médicaments de type anxiolytiques et antidépresseurs » par le détenu « était bien connue de l’administration pénitentiaire ».
La juridiction administrative a également regretté que le détenu ait pu se trouver « en possession d’objets pouvant permettre ou faciliter un suicide, notamment en laissant à celui-ci l’usage de ses draps » et qu’une « surveillance particulière » n’ait pas été exercée.
Elle a par conséquent estimé que ces éléments constituaient « une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat à l’égard des ayants-droits de la victime » et a alloué 5.000 euros de dommages et intérêts à sa mère et 2.000 euros à son frère, sa demi-soeur et à sa grand-mère.

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