La lutte non violente

« La lutte non violente en 50 points » a été publié en 2007 par le centre d’actions et de stratégies non-violentes siégeant à Belgrade. Ce livre traduit en plusieurs langues, dont l’arabe et le persan, a répandu l’optique et les actes du mouvement Otpor dans le monde entier. Le président du centre d’actions et de stratégies non-violentes, Srja Popovic a déclaré que les anciens membres du mouvement forment et coopèrent avec des mouvements de jeunes dans 37 pays tels que la Géorgie, le Venezuela, Kenya, l’Ukraine, l’Iran et la Tunisie. »

Le livre en format PDF 

Le mouvement Otpor :

« Les élections du 24 septembre 2000 représentent un point de rupture dans l’histoire de la Serbie. Bien que le leader serbe Slobodan Milosevic ait perdu les élections, il a essayé de conserver son poste par des fraudes, provoquant la désobéissance civile dans le pays. Les manifestations organisées pour protéger la volonté du peuple, reflétée dans le scrutin, ont pris fin suite à la chute du gouvernement de Milosevic le 5 octobre 2000. Cette date a été un nouveau point de départ pour la Serbie, et une source d’inspiration pour les autres « révolutions colorées » dans le monde.

Le mouvement Otpor (résistance) constitué de jeunes universitaires était au premier plan des manifestations du 5 octobre qui ont changé la Serbie. Otpor était un mouvement sans leader et n’était pas dépendant d’un centre quelconque. C’était un mouvement visant à sauver le peuple serbe condamné à subir la destruction économique, la corruption et la faim. Ce mouvement essayait d’attribuer une place prestigieuse à la Serbie dans l’arène internationale. L’une des missions du mouvement Otpor était de pousser le peuple à l’action contre le régime de Milosevic et de faire en sorte que le peuple choisisse de voter pour l’opposition au cours des élections. Grâce aux affiches collées dans les diverses villes serbes, aux propagandes faites par prospectus et via internet, et aux concerts, Otpor encourageait le peuple et éveillait une résistance populaire.

Le mouvement Otpor a montré qu’un petit mouvement de jeunes peut devenir un grand mouvement populaire capable de donner des résultats, comme la chute d’un régime puissant. L’histoire du succès d’Otpor a été une source d’inspiration pour les jeunes de plusieurs pays du monde qui souhaitent une transition démocratique. L’histoire de cette réussite a été présentée au monde entier par le documentaire intitulé « Renverser un dictateur », datant de 2002. En outre, un livre intitulé « La lutte non violente en 50 points » a été publié en 2007 par le centre d’actions et de stratégies non-violentes siégeant à Belgrade. Ce livre traduit en plusieurs langues, dont l’arabe et le persan, a répandu l’optique et les actes du mouvement Otpor dans le monde entier. Le président du centre d’actions et de stratégies non-violentes, Srja Popovic a déclaré que les anciens membres du mouvement forment et coopèrent avec des mouvements de jeunes dans 37 pays tels que la Géorgie, le Venezuela, Kenya, l’Ukraine, l’Iran et la Tunisie.

Ce qui a attiré l’attention au cours des manifestations en Egypte, ce sont les jeunes égyptiens organisés sous le nom « 6 avril ». Ce groupe s’oppose à l’administration d’Hosni Moubarak en utilisant le symbole de poings du mouvement Otpor. Par ailleurs, les jeunes membres du « 6 avril » sont filmés dans le documentaire intitulé « les graines du changement » de la chaîne de télévision Al-Jazira, pendant qu’ils reçoivent une formation d’Otpor.

Selon Srja Popovic, les mouvements visant un changement démocratique dans leur pays doivent travailler avec une discipline non-violente bien planifiée et doivent attribuer de l’importance à l’unité. Au Caire, il était possible de voir l’unité du peuple réunit sous le drapeau égyptien. Par ailleurs, bien que les groupes de partisans de Moubarak et la police aient essayé de provoquer des émeutes, les manifestants ont généralement évité la violence. Une telle attitude des manifestants a contribué à l’adoption d’une position non violente de l’armée égyptienne, qui constitue un pied important de la puissance politique en Egypte.

Il semble qu’en Serbie, les efforts en vue d’une démocratisation ont progressé difficilement après la révolution du 5 octobre et la chute du dictateur. Car l’administration démocratique arrivée au pouvoir à l’issue des élections en Serbie, avait besoin d’une nouvelle Constitution, et de restituer les droits allant des droits fondamentaux aux droits des minorités et les libertés. Les établissements publics devaient être purifiés des partisans de l’ancien régime qui refusent tout changement et de la corruption. De plus, la nouvelle administration serbe devait réanimer l’économie nationale. Tout cela nécessitait de grands efforts et de la dévotion. N’oublions pas que le Premier ministre serbe Zoran Djindjic est mort assassiné en mars 2003, pour avoir été le porte-parole de la lutte contre la mafia.

L’accomplissement de missions d’une telle étendue attend les partisans de la démocratisation en Tunisie et en Egypte. Si cela ne sera pas réalisé, la démocratie continuera d’effleurer le monde arabe et les anciens régimes pourront maintenir leur présence sous diverses formes. De plus, les organisations islamiques doivent aussi être inclues aux processus des pro-démocrates. Sinon, de nouvelles révolutions d’Iran pourraient remplacer les révolutions démocratiques attendues. »

 

Source

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s